Inauguration de la nouvelle exposition temporaire : l’Arche des parfums.
Au-delà de simples récipients, les flacons deviennent des objets d’art en miniature dont la forme évoque la magie des parfums qu’ils recèlent, en manifestant son sens accompli du dessin, le goût des couleurs délicates et la richesse culturelle artistique.
Dans l’Egypte ancienne, les onguents étaient conservés dans des vases, le plus souvent en albâtre ou en faïence, en pierre ou en céramique et généralement sous forme d’animal.
Au 1er. Siècle A.C., en Syrie, nous assistons à une des plus grandes innovations, la technique du verre soufflé, que conduit à l’emploi de récipients avec cette matière. Chez les Grecs, les flacons en verre ont des formes de grappes de raisins, d’animaux, de fruits…
Au XIIª siècle apparaissent les flacons en porcelaine. En Europe, les matériaux utilisés sont le verre, l’or, l’argent, la porcelaine, les pierres semi-précieuses et les coquilles. Le verre reste cependant privilégié, dont la vente du contenu et du contenant est séparée.
Après la Révolution Industrielle, vers 1850, le flacon se doit désormais d’être beau et séduire l’acheteur, les parfumeurs font appel à de véritables artistes pour créer leurs flacons, et le parfum est déjà dedans.
Avec le XXª et l’Art Nouveau, la parfumerie a le souci exacerbé de la beauté du flacon. Ce style trouve son inspiration dans l’observation et la sublimation de la nature, représentée dans les arts décoratifs de l’époque à travers le règne animal.